
L’essentiel pour choisir votre clim open space en 30 secondes
- Viser 22-25 dB max pour l’unité intérieure en fonctionnement normal
- Compter 100-150 BTU/m² selon l’isolation et l’exposition
- Privilégier la technologie Inverter pour un fonctionnement silencieux
- Attention à la distance unité intérieure/extérieure (15-20m max)
Pourquoi le bruit devient vite un problème en open space
Franchement, le bruit en open space, c’est le sujet que tout le monde sous-estime — jusqu’à ce que les plaintes arrivent. Une étude relayée par France Bureau en 2025 révèle que les employés perdent en moyenne 86 minutes par jour à cause des distractions sonores. Quatre-vingt-six minutes. L’équivalent d’une pause déjeuner entière, volatilisée parce que l’environnement acoustique n’a pas été pensé.
Cas concret : l’erreur à 800 € d’un coworking lyonnais
J’ai accompagné Mathieu, responsable admin d’un espace coworking de 85 m² à Lyon, après un premier échec cuisant. Sa clim affichait 42 dB — en théorie acceptable selon le vendeur, en pratique insupportable pour les 15 personnes en open space. La solution : remplacer uniquement l’unité intérieure par un modèle à 22 dB. Surcoût : 800 €. Leçon retenue : les 3-4 dB de différence sur la fiche technique, c’est le jour et la nuit en conditions réelles.
Ce cas illustre ce que la norme NF S31-080 tente de cadrer : pour favoriser la concentration en bureau, le niveau sonore ambiant devrait rester entre 35 et 45 dB. Ajoutez une clim bruyante à un open space déjà animé, et vous dépassez rapidement le seuil de confort.

Dans les installations que j’ai suivies en région parisienne et dans les grandes métropoles, l’erreur la plus fréquente reste de choisir un modèle uniquement sur sa puissance BTU. Résultat typique : l’appareil fonctionne en mode turbo les premiers jours de canicule, les collaborateurs se plaignent du bruit, et on finit par le brider en mode éco — avec environ 30 % de capacité en moins. Ce constat vaut surtout pour les open spaces mal isolés phoniquement ou avec des faux-plafonds légers qui amplifient les vibrations.
Les 4 critères qui font vraiment la différence
Soyons clairs : sur une fiche produit, vous trouverez une vingtaine de caractéristiques. Mais pour un open space, quatre critères sortent du lot. Le reste, c’est du bonus.
Quel profil de clim pour votre open space ?
- Surface inférieure à 40 m² :
Un monosplit 9000-12000 BTU suffit. Visez 22 dB max.
- Surface entre 40 et 80 m² :
Monosplit 18000-24000 BTU avec technologie Inverter. Vérifiez le niveau sonore en mode puissance, pas seulement en mode silence.
- Surface supérieure à 80 m² avec contrainte bruit critique :
Envisagez deux monosplits de puissance moyenne plutôt qu’un seul gros modèle — le bruit sera mieux réparti et chaque unité tournera moins fort.
- Accès façade complexe (copropriété, étage élevé) :
Prévoyez un budget supplémentaire pour la liaison frigorifique longue et vérifiez que le modèle supporte 15-20 m de distance sans perte de performance.
Premier critère : le niveau sonore en décibels. Pour qu’un climatiseur soit qualifié de silencieux, il ne doit pas émettre plus de 22 dB(A) à un mètre en petite vitesse. C’est le seuil que je recommande pour un open space où les gens passent des appels ou ont besoin de concentration.
| Plage dB fiche | Mode concerné | Perception réelle open space | Verdict |
|---|---|---|---|
| 19-22 dB | Mode silence/nuit | Quasi inaudible à 3 m | Idéal |
| 23-28 dB | Mode normal | Bruit de fond perceptible mais acceptable | Correct |
| 29-35 dB | Mode puissance | Gênant pour les appels téléphoniques | À éviter |
| 36-45 dB | Mode turbo | Conversations difficiles, plaintes garanties | Rédhibitoire |
Deuxième critère : la puissance en BTU. La règle de base tourne autour de 100 à 150 BTU par mètre carré selon l’isolation et le nombre de fenêtres. Pour aller plus loin sur ce point, vous pouvez consulter le guide complet sur le calcul des BTU en climatisation qui détaille les formules selon votre configuration.
Troisième critère : la technologie Inverter. Contrairement aux modèles classiques qui fonctionnent en tout-ou-rien, l’Inverter module la vitesse du compresseur. Résultat : moins de pics sonores, une température plus stable, et une consommation réduite. Sur le terrain, je constate une différence de 3 à 5 dB entre un modèle Inverter et son équivalent non-Inverter à puissance égale.
Quatrième critère : le coefficient SEER (efficacité énergétique saisonnière). Un SEER élevé signifie moins de consommation pour le même refroidissement. Les modèles A++ ou A+++ affichent généralement un SEER supérieur à 6 — et accessoirement, les composants de qualité qui permettent ces performances sont souvent plus silencieux.
Monosplit vs alternatives : le bon choix pour votre configuration

Le monosplit reste la solution la plus répandue pour les open spaces de taille moyenne (40-100 m²). Une unité intérieure, une unité extérieure, une liaison frigorifique — c’est simple et ça marche. Mais ce n’est pas toujours le meilleur choix.
Avantages du monosplit
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Coût installation maîtrisé (1 500 à 3 500 € pose comprise)
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Installation rapide (une demi-journée en général)
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Maintenance simple et économique
Limites à connaître
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Diffusion inégale sur grandes surfaces (au-delà de 80 m²)
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Courants d’air possibles près de l’unité
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Contrainte esthétique de l’unité murale visible
Pour les espaces dépassant 100 m² ou les configurations en L, le multisplit (plusieurs unités intérieures sur une seule extérieure) peut sembler séduisant. Mais attention : plus d’unités intérieures signifie potentiellement plus de sources de bruit. Mon conseil : si vous optez pour cette solution, vérifiez que chaque unité respecte les seuils de 22-25 dB. Pour explorer les différentes options disponibles, notamment les climatisations Westpoint, comparez systématiquement les niveaux sonores en mode normal, pas uniquement en mode silence.
Concernant le fluide frigorigène, la réglementation européenne F-Gas pousse vers le R32, dont le potentiel de réchauffement global (675 kg éq. CO2) est trois fois inférieur au R410A. Les modèles récents utilisent quasi exclusivement ce fluide, ce qui simplifie la question.
Vos questions sur la clim silencieuse en bureau
Peut-on vraiment travailler sous une clim sans être gêné par le bruit ?
Oui, à condition de choisir un modèle qui ne dépasse pas 22-25 dB en fonctionnement normal. À ce niveau, le bruit se fond dans l’ambiance sonore du bureau. Au-delà de 30 dB, les retours terrain montrent que les appels téléphoniques deviennent compliqués.
Quelle différence entre 22 dB et 28 dB en pratique ?
L’échelle des décibels est logarithmique : 3 dB de plus, c’est un bruit perçu presque doublé. Entre 22 et 28 dB, vous passez d’un murmure quasi imperceptible à un bruit de fond clairement identifiable. Dans un open space calme, cette différence se remarque immédiatement.
Le monosplit suffit-il pour un open space de 100 m² ?
Techniquement oui, avec un modèle puissant (24000-30000 BTU). Mais pour le confort acoustique, deux monosplits de puissance moyenne répartis dans l’espace fonctionnent souvent mieux — chacun tourne moins fort et la diffusion est plus homogène.
Faut-il obligatoirement un installateur professionnel ?
Pour un monosplit, oui. La manipulation du fluide frigorigène nécessite une attestation de capacité. Au-delà de l’obligation légale, un installateur qualifié optimisera le positionnement pour réduire les nuisances sonores — un détail qui fait toute la différence.
Quel budget prévoir pour une clim silencieuse pro ?
Comptez entre 1 500 et 3 500 € pose comprise pour un monosplit de qualité professionnelle. Les modèles vraiment silencieux (moins de 22 dB) se situent plutôt dans la fourchette haute, mais l’écart de 500-800 € s’amortit vite en confort de travail.
Votre plan d’action immédiat
Avant de contacter un installateur
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Mesurez précisément la surface et notez le nombre de fenêtres exposées au soleil
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Identifiez les zones où le silence est critique (postes téléphone, salles de réunion proches)
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Exigez les specs de niveau sonore en mode normal, pas uniquement en mode silence
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Demandez une vérification acoustique après installation (incluse chez les pros sérieux)
La prochaine étape ? Faites chiffrer deux ou trois devis en précisant votre exigence de 22-25 dB maximum. Les installateurs habitués aux environnements de travail comprendront immédiatement — et ceux qui vous regardent avec des yeux ronds ne sont probablement pas les bons interlocuteurs pour votre projet.